Les Luxembourgeois dans les camps et dans la déportation

Un bref aperçu

Dès les premiers mois de 1941 la Gestapo  fit déporter des Luxembourgeois dans des camps de concentration afin de briser leur esprit d'opposition. A partir de la fin de la même année les déportations dans les camps de concentration devinrent une mesure utilisée contre les résistants.

Bilan : 3458 hommes et 505 femmes furent arrêtés et passèrent par des prisons et camps de concentration allemands. 694 hommes et 97 femmes sont morts dans les prisons et camps de concentration.

Libération des camps de concentration

  • 27 janvier 1945: Libération des camps de Auschwitz
  • 11 avril 1945:  Libération du camp de Buchenwald
  • 13 avril 1945:  Libération du camp de Flossenbürg
  • 15 avril 1945:  Libération du camp de Bergen-Belsen
  • 15 avril 1945:  Libération du camp de Neuengamme
  • 29 avril 1945:  Libération du camp de Dachau
  • 3 mai 1945: Libération du camp de Kiel-Hassee
  • 5 mai 1945: Libération des camps de Mauthausen

Les prisonniers des camps de Groß-Rosen, Flossenbürg, Lublin-Birkenhof, Majdanek,  Ravensbrück, Sachsenhausen, Stutthof, Woippy, Hinzert et Natzweiler furent évacués à l'approche des troupes alliées et étaient transférés vers d'autres camps de concentration. De nombreux prisonniers sont morts ou furent assassinés lors des « marches de la mort » pendant les semaines précédant leur libération par des troupes alliées.

Déportation (« Emsidlung »)

Le 9 septembre 1942, le Gauleiter annonça par voie de presse une vaste opération de déportation de tous les Luxembourgeois jugés politiquement indésirables dans un Luxembourg germanisé. Le 17 septembre 1942, le premier convoi quitta la gare de Hollerich pour une destination inconnue. A partir de 1943, face aux désertions de plus en plus nombreuses, le Gauleiter décida de faire déporter également les familles des déserteurs.

Libération des camps de déportation

  • 5 mai 1945: Libération du camp d'Asten
  • 8 mai 1945: Libération du camp de Wartha
  • 9 mai 1945: Libération du camp de Wallisfurth
  • 9 mai 1945: Libération du camp de Boberstein

Toutes ces personnes se retrouvaient finalement dans des camps en Silésie et dans les Sudètes. Certains camps étaient devenus des camps pour travailleurs forcés et les déportés y étaient assignés à des tâches souvent très dures et dégradantes.

De nombreux déportés réussirent cependant à trouver un travail dans une localité du Reich et à sortir ainsi des camps, sans toutefois pouvoir s'établir sur la rive gauche du Rhin.

Les déportés ne purent rentrer qu'après la capitulation de l'Allemagne.

Les camps de Bad Schwarzbach, Berthelsdorf, Bischwitz, Flinsberg, Hirschberg, Hirstein, Jeschütz, Juppendorf,  Leubus, Marklissa, Metzenhausen, Mittelsteine, Nestomitz, Nofelden, Oberkratzau, Schlauphof, Schreckenstein et Trebnitz avaient été fermés au cours des années 1943 et 1944 et les déportés envoyés dans d'autres camps.

Bilan

1137 familles furent déportées, hommes femmes et enfants. En tout quelque 4200 personnes étaient chassées de leur patrie sans espoir de retour. 73 personnes sont mortes en déportation, dont 22 enfants.

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